Café de filles

Prenez un café (ou un verre de rouge). Une copine (ou plus). Un paquet de cigarettes (ou des nicorettes). Mélangez. Ecoutez… C’est fou ce qu’on peut se dire comme choses intelligentes ou moins, entre gonz', autour d’un café...

30 novembre 2007

Ma maman m’a offert un calendrier de l’Avent

J’ai toujours adoré ça. Quand j’étais petite, ça me sortait même du lit. Tête dans le pâté, je me souvenais tout d’un coup que j’avais un chocolat à manger en me levant. Ca me collait direct un guili dans le ventre de bonheur. D’ailleurs j’étais tellement contente que j’en mangeais deux à chaque fois, et que du coup c’était Noël le 12 décembre.

Comme Ovary, je cherchais depuis un moment une idée de calendrier virtuel de l’Avent, avec un petit truc à découvrir tous les jours, du 1er au 24 décembre.

J’ai pensé à raconter un truc qui m’est arrivé par an depuis que je me suis gracieusement extirpé du ventre non moins gracieux de ma maman.

Ca tombait bien parce que justement depuis ce jour il y a 24 années qui se sont écoulées. Comme le nombre de jours qui nous séparent de Noël quoi… Oui parce que j’aurais eu 12 ans, pour vous aussi ça aurait été Noël le 12 décembre.

Puis je me suis dit que ça allait être compliqué. Et que me première dent, mon premier pipi sur le pot et mon premier rot, ça risquait de pas vous passionner longtemps.

Et que si, par bonheur, ça vous passionnait longtemps, vous risqueriez d’être déçus parce qu’à partir de 6 ans il y avait plus beaucoup d’histoires de dents et encore moins d’histoires de pipi dans le pot.
Des histoires de rot, si, encore pas mal, mais je suis une femme glamour bordel de merde.

Et l’autre jour j’étais dans le métro et le temps me paraissait long. Du coup j’ai joué à mon jeu préféré dans le métro quand le temps me paraît long : je dois penser à un ex et à notre "histoire" pendant une station entière. Je vous dis que ça, heureusement que les stations sont pas longues à traverser parce que parfois je me retrouve à court d’idée. Faut dire qu'une "histoire" de 27 secondes phase de séduction comprise, on en a quand même vite fait le tour.
Quand le métro arrive (enfin) à la station suivante, hop, je zappe, et j’en prends un autre.

La dernière fois, je me suis arrêtée à 7, pas qu’il y en avait plus (bah oui j’en ai quelques uns en sotck d’ "ex", galochés quand j’avais 17 ans et demi bientôt 22), mais parce que j’étais arrivée à ma station. Je me suis demandée comment ça serait passé si j’avais habité à l’autre bout de Paris.

Je vais avoir ma réponse parce qu’à partir d’aujourd’hui, j’ai 24 stations devant moi. Je sais pas jà quelle station je vais devoir descendre, mais ce qui est clair c’est que je risque de voyager !

Kmille, en mode attention-à-la-fermeture-des-portes-attention-au-départ

Posté par Kmille80 à 16:25 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Je fais un blocage avec L’entreprise.

Le badge avec ton nom à faire glisser sur la borne pour activer le tourniquet de l’entrée, et à fixer ensuite sur ta chemise. Je reste toujours coincée dans le tourniquet et j’ai toujours pas compris le système de pince du badge.

L’ascenseur qui t’amène à ton étage. Plus c’est haut, plus c’est dur. Trouver un truc à dire que tout le monde sait que c’est juste histoire de parler tellement c’est inintéressant, ou ne rien à dire et passer pour une rustre tellement t’es même pas capable de dire quelque chose juste histoire de parler même si c’est inintéressant.

Arriver à ton bureau qui sent la photocopieuse, et t’installer sur ton fauteuil pivotant qui pivote plus depuis que tu t’es fait piquer le tien qui pivotait très bien.

Dire Bonjour à ton collègue de gauche qui mâche son chewing-gum la bouche ouverte et à ton collègue de droite qui fait grève de déo. Ou l’inverse d’ailleurs, n’y voyez aucune connotation politique.

Chercher M’sieur Dubois est qu’on te réponde qu’il est « en » clientèle ou « en » réserve.

Vouloir aller cherche un truc à la « cafet’ » et être obligée de demander à tout l’étage : « Je vous ramène quelque chose ? » Devoir ramener sept cafés, et un KitKat, sans la monnaie naturellement.

Prendre ton café avec a petite touillette en plastique, et devoir le boire dehors pour fumer une cigarette.

Vouloir rentrer. Et t’apercevoir que tu as laissé ton badge là-haut.

Prendre l’ascenseur, encore. Avec M’sieur Dubois, cette fois. Regarder la matière blanche coincée aux commissures de ces lèvres, et bloquer dessus, sans pouvoir lui dire.

Aller à un « debrief » avec ton « N+1 ».

Envoyer et recevoir des mails avec les mots « process », « propal », « asap » et « RAS », rien comprendre. En recevoir un avec « STP ». Comprendre.

Aller à la cantine qui sent la viande en sauce, et faire la queue parce qu’aujourd’hui c’est frites, en tenant un plateau un peu humide.

Te faire baiser et récupérer les 5 dernières frites de la tournée, cramées et froides. Demander beaucoup de mayo, pour donner du goût.

T’asseoir avec les collègues, et parler de séminaire, de formation, de RTT et de cet enfoiré de M’sieur Dubois.

Te rabattre sur le pain parce que la mayo aux frites ça passe mal, et t’apercevoir que t’as posé le croûton pile poil là où c’était humide dans le plateau. 

Aller fumer ton café et boire ta cigarette, et avoir un gros coup de barre.

Remonter, par l’escalier cette fois, parce qu’après les frites-mayo, t’as vraiment pas intérêt à parler trop près des gens.

Avoir les yeux qui se ferment pendant que tu « check » tes mails devant ton ordi.

Avoir envie d’aller aux toilettes, et te dire que tu iras quand tu seras tranquille chez toi, c’est moins gênant.

Dire « Bonjour » au monsieur qui vient vider les poubelles et « Au revoir » aux « collègues ».

Reprendre l’ascenceur, et te dire que t’as plus qu’une heure de transport avant d’être tranquille chez toi.

Kmille, en mode pas-très-corporate

Posté par Kmille80 à 09:07 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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