31 décembre 2007
Bonne résolution mon c...
Les bonnes résolutions, c'est comme le père noël, ça fait un moment que j'y crois plus.
Vous avez jamais remarqué comme nos cahiers de texte étaient propres le jour de la rentrée.
En page de garde : Nom. Prénom. Adresse. Telephone. Personne à contacter en cas d'urgence.
Puis sur les pages où il fallait marquer les devoirs : la matière en vert, souligné en rouge. Ce qu'il y a à faire en bleu. Quand c'est fait, on barre à la règle. Non finalement ça fait sale. Un coup de blanco, et on souligne au stabilo jaune plutôt.
Genre... Genre on va continuer toute l'année à se faire chier à changer quatre fois de couleurs pour marquer qu'il faut relire le texte de Ratus page 23 (en noir le numéro de page s'il vous plaît), et que ça y est, on l'a fait.
Sans parler du fait que pour le lendemain de la rentrée, il y avait qu'à ramener une photo d'identité, couvrir les 18 bouquins et faire signer le carnet de correspondance. Tu m'expliques en quelle couleur tu l'écris ça ?
A peine le temps de prendre une bonne résolution qu'on nous mettait dèjà des batons dans les roues.
Par la suite, même si j'avais fait le dueil de l'agenda Poivre Blanc trop bien tenu, j'avais pas encore complétement tiré un trait ni passé un coup de stabilo jaune sur le reste.
Les bonnes résolutions c'était même carrément obsessionnel.
En me levant je prenais la bonne et ferme résolution de me coucher plus tôt dorénavant. En allant dans ma douche, je prenais la bonne et ferme résolution de me faire un gommage hebdomadaire. En sortant de ma douche, je prenais la bonne et ferme résolution de toujours regarder avant d'y rentrer si ma serviette était à portée de mains, histoire d'éviter d'avoir à parcourir ma maison à poil et trempée à la recherche d'un bout de tissu sec.
En me regardant dans la glace je prenais la bonne et ferme résolution de ne plus jamais tripoter un bouton. En cherchant comment j'allais m'habiller, je prenais la bonne et ferme résolution d'arrêter d'acheter toujours des petits pulls tout doux col en V et noir, parce que il y a beau en avoir 17 dans l'armoire, si ya pas de jean pour aller au-dessous ça sert pas à grand chose. En ratant mon bus, je prenais la bonne et ferme résolution de partir plus tôt la prochaine fois.
Pourtant le lendemain ça recommençait. Tout pareil.
Quand j'y repense je me dis que c'est comme si j'avais pris la bonne et ferme résolution d'être blonde ou rousse. Et d'être sage et ordonnée. Et toujours super habillée avec rien qui dépassait.
Bref, comme si j'avais pris la bonne et ferme résolution d'être une autre.
Alors moi je dis Fuck. Fuck les bonnes résolutions. Fuck les agendas bien tenus, les dodos à 21h, les gommages hebdomadaires, les serviettes chaudes pliées sur le petit meuble près de la douche, les boutons pas tripotés, les jeans à acheter, les bus qui passent trop tôt.
Je suis brune, je fais des ratures à toutes les pages et en plus comme je suis gauchère ya l'encre qui coule à chaque fois, quand j'ai un bouton je peux pas m'empêcher de le tripoter, les gommages hebdomadaires ça me gonfle fissa, les petits pulls noir je me sens bien dedans et maintenant je prends le métro et j'ai plus de problème.
Je vous souhaite à tous une bonne soirée, une excellente année, et je vous invite à prendre la seule et bonne résolution de ne pas en prendre, vous êtes vachement mieux comme ça.
Kmille, en mode je-prends-juste-celle-de-ne-pas-rendre-mon-diner
28 décembre 2007
Noël est mort vive Noël
Ca y est, Noël est passé. Ca faisait un an que je l’attendais, et il est passé. Finies les décorations et les rues illuminées. Exit les recherches de cadeaux que même si ça nous gonfle sur le moment, c’est quand même des instants bonheur. Révolus l’époque où on anticipe les bons repas, les retrouvailles en famille et tout le reste.
Noël est passé, et encore une fois moi je l’ai passé en apesanteur.
Ca vous fait jamais ça vous ? L’impression de vivre un truc sans vraiment le vivre ? De pas réussir à atterrir, et de voir les choses d’en haut ? C’est pas faute de me concentrer, de sentir le sapin et le foi gras poêlé, de regarder tout ce qui m’entoure et de bombarder de photos pour avoir la preuve en images que oui, j’y étais.
Mais rien à faire, j’ai plus l’impression de regarder un petit film de Noël dont je suis l’une des figurantes que de vraiment le vivre.
Ces trois derniers mois, j’ai vécu dans l’anticipation et la projection de tout ça. A partir d’aujourd’hui, je vais vivre dans leurs souvenirs. Mais au moment où j’y étais, j’y étais pas vraiment.
Parfois j’y étais un peu, mais je pensais déjà au souvenir que j’en aurai. Le moment où ma nièce a ouvert son cadeau, je me disais que ça je m’en souviendrai. Pareil pour le moment où ma maman a pleuré en ouvrant le sien, pas parce que ça lui plaisait pas (on en est pas encore là Dieu merci), mais parce que ça lui plaisait trop. Et pareil quand j’ai ouvert les miens : mon agenda pour être une femme organisée, ma bougie parfumée pour être une maîtresse de maison renommée, mon pyjama pour être une dormeuse emmitouflée, mon épilateur électrique pour être une femme épilée…
Ca me rappelle une conversation que j’ai eu avec mon pote Nico, qui est parti récemment au bout du monde sac sur le dos. Il me disait que pendant les premières semaines, il avait comme l’impression de devoir rapporter un certain nombre de souvenirs : les copains supers qu’on rencontre par hasard, la nuit où on dort à la belle étoile, la fois où on s fait attaquer par une araignée volante, celle où on est obligé de goûter de la couille de serpent…
A chaque fois qu’il vivait, il cochait. Une chose de moins dans la check liste . Du coup il avait comme une double lecture de tout : ce qu’il vivait, et la façon dont il allait le raconter.
C’est peut-être ça qui nous empêche d’être vraiment dans ce qu’on fait : l’impression qu’on vit les choses pour les raconter, ou parce que c’est dans le contrat de les vivre.
Ma bonne résolution pour 2008 c’est de vivre les choses en y étant, d’aterrir pour mieux profiter. Et, éventuellement, après, de les raconter.
Kmille, en mode-fille-dépression post-fêtale
23 décembre 2007
Dernière fenêtre
Camille est à court de souvenirs...ou d'imagination, je ne sais pas. Elle m'a laissé son ordi, je suis un peu intimidé. Je n'ai pas lu une ligne de son blog ces temps derniers, je sais juste qu'elle dresse un espèce d'inventaire depuis le début du mois de décembre, une sorte de très spécial calendrier de l'Avent.
Elle n'a pas fait allusion à moi car elle me l'aurait dit. Pourtant, en toute simplicité, c'est moi l'Homme De Sa Vie. Elle me connait depuis toujours, et je la connais comme personne. Ce matin, pour son petit-déjeuner, je lui ai acheté un pain au chocolat. Nous allons passer Noël ensemble, nous allons nous raconter des blagounettes et rire bêtement de choses sans importance. Je pense avoir une place dans son coeur qu'aucun autre homme ne pourra jamais avoir, et tant pis pour eux tous... Bon, c'est facile, je suis son père.
Il paraît que toutes les petites filles ont été amoureuses de leur père. Quelle place tiennent-t'ils encore quand les petites filles sont devenues grandes et qu'elles écrivent des choses bizarres dans des blogs étranges et sans doute impudiques où tout le monde rentre, regarde et s'en va ?
Je suis la dernière fenêtre, car Camille ne pourra pas poster de billet demain car elle s'en va en vacances quelques jours avec moi. Elle me charge de vous souhaiter à tous d'excellentes fêtes de Noël et de vous remercier pour vos petits passages et/ou commentaires, qui lui font l'effet de petits cadeaux de noël, toute l'année.
Je me joins à elle pour vous souhaiter de passer d'excellents moments, pleins de joie, d'allégresse et de toutes ces sortes de choses.
Hervé, en mode papa-de-Kmille
22 décembre 2007
22 décembre : 22 ème fenêtre
Cette nuit, j'ai rêvé de JP. Il était toujours super beau, il avait toujours son petit regard vif et son poil soyeux, et ses yeux plissés quand il souriait.
Dans mon rêve on était le 26 décembre et je me disais : je suis vraiment con de ne pas avoir parlé de lui dans mon calendrier de l'avant virtuel. En plus, lui était triste que je ne l'ai pas fait.
Voilà qui est fait.
Kmille, en mode-voià-JP-tu-peux-recommencer-à-sourire-avec-tes-yeux-plissés
21 décembre 2007
21 décembre : 21 ème fenetre
Le roue tourne quand même.
Il y a 5 ans, à la St Valentin, j'ai été invitée à manger au resto et j'ai reçu une bague par mon copain. Quand je suis rentrée à la maison, j'avais un énorme bouquet de fleurs envoyé par mon autre.
Depuis, j'ai pas passé UNE St Valentin avec un mec.
Kmille, en mode bien-fait-pour-ma-gueule
20 décembre 2007
20 décembre : 20 ème fenêtre
Parce qu'on m'accuse d'être la reine du "oui mais non" et que je sais comment ça s'appelle les "reines du oui mais non" en langage mec, moi je dis non.
Parce que ça m'arrive aussi de dire "oui" tout court. Le problème c'est de dire "oui" un peu trop vite.
Là c'est le matin en se réveillant qu'on se dit "Ah bah oui... Mais non"
Et puisque dans la précipitation du oui, c'est chez vous que vous êtes, ça complique les choses pour se barrer comme une voleuse sans faire de bruit.
Puisqu'on est deux (oui, seulement), il y a pas 36 solutions, c'est à lui de partir.
Et pour le faire partir, il y a pas 36 solutions, mais deux : lui demander si on se voit ce soir et tous les autres de la semaine, si ça le dérange pas que ma maman se joigne à nous mais tu verras elle est cool, ou lui demander s'il peut partir, si ça le dérange pas de pas trop tarder mais tu verra dehors il fait bon.
J'ai pas voulu prendre trop de risque -bah oui imaginez qu'après cette nuit inoubliable il soit libre toute la semaine et qu'il veuille rencontrer ma maman- et j'ai opté pour la seconde solution.
J'ai fait en sorte de me laver les dents au moment où il partait, pour éviter le moment fatidique de flottement où on hésite entre le bisou sur la bouche du bout des lèvres pour éviter les questions, ou celui sur les joues pour mettre les choses au clair rapidement.
Il avait oublié ses clés et est revenu pile au moment où j'avais terminé. J'ai été obligée d'être beaucoup plus clair.
Kmille, en mode vous-préferez-dormir-sur-la-béquille-ou-repartir-la-queue-entre
-les-jambes ?
19 décembre 2007
19 décembre : 19 ème fenêtre
Normalement, dans les films, une fois qu'ils se sont mis d'accord du regard, dans un élan de légereté incontrôlé, c'est parti.
S'ils sont à une soirée chez des potes, allez pas chercher à savoir comment ils se retrouvent chez l'un et l'autre, mais ils s'y retrouvent. Le tout en trois secondes.
Donc forcément, ils sont même pas encore arrivés au bon étage qu'ils s'empapapaoutent déjà. Pendant que l'une cherche les clés de son appart dans son sac à main, l'autre l'embrasse dans le cou à la je peux pas attendre d'être entré tellement t'es bonne, encore plus bonne que la plus bonne de mes copines.
Au moment où ils entrent, ils sont déjà à moitié à poil et ils ne se sont toujours pas lachés la bouche.
Du coup, ya plus qu'à. Qu'à enlever le reste des fringues et qu'à s'emboîter joyeusement.
C'est pas toujours comme ça dans la vraie vie. Parfois, après vous être mis d'accord du regard chez des copains, il faut retourner chez vous. Bah oui faut pas pas exagérer, ok pour un élan de légereté mais de là aà s'envoyer en l'air sous l'abri-bus quand même, tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice.
Je disais donc, il faut retourner chez vous. Sauf qu'il y a plus de métro, et que vous n'avez pas un rond pour prendre le taxi. Viens Jo, c'est pas grave on est jeune et ouf, on rentre à pied même pas peur et même pas froid.
Une heure et quart après, vous commencez à avoir les extrémités qui gèlent et une pensée émue pour celles de monsieur, et vous vous dites que vous allez jamais retrouver votre rue quartier.
Au bout d'une heure 45, vous êtes devant chez vous. Contrairement aux gens des films, vous n'avez pas d'ascenceur mais 5 étages à monter à pied. Contrairement aux gens des films, vous n'êtes plus très pressés de vous empapapaouter parce que pour l'instant, l'heure est à compter si vous avez toujours 10 doigts de main et 10 doigts de pied.
Arrivés en haut, vous êtes toujours aussi gelés, et en bonus vous n'arrivez plus à respirer.
Donc vous ne pouvez plus parler. En même temps ça tombe bien parce que le 1h45 de discussion sur le trajet c'était pas vraiment au programme.
Du coup vous êtes fatiguée d'avoir parlé, et fatiguée tout court. Lui il est dans ses petits souliers car il vous sent plus vraiment dans l'ambiance.
Plutôt que l'option nuisette, vous choisissez celle pyjama "schmout-schmout", si bien que lui ose à peine enlever ses petits souliers, avant de se mettre au lit.
Lit fait de coussins que vous lui avez gentiment installé à côté du vôtre. Désolée mais 1h45 sous le froid et 5 étages à monter ça vous rompt le charme et l'envie direct.
La seule chose que vous avez envie de partager, c'est une cigarette avant de dormir.
Vous n'avez plus qu'à regarder la fumée s'envoler en même temps que vos rêves de cinéma.
Kmille, en mode bonne-nuit-fais-pas-trop-de-bruit-deman-en-te-réveillant
18 décembre 2007
18 décembre : 18 ème fenêtre
Là, tu m'as vraiment joué un mauvais tour. Comme si ça ne te suffisait pas de gacher mes trajets en transports en commun ou mes converstions avec certaines personnes.
Il a fallu que tu ailles jusqu'à gacher la peut-être histoire de ma vie.
Ca commençait pourtant bien. Beau mec, sympa et marrant, un petit accent du sud comme j'aime, pas mal de points communs... Bref l'histoire qui commence comme dans les films qui se terminent bien.
Sauf qu'il a eu la bonne idée de me proposer de passer chez lui pour cherhcer un truc vite fait. Ca a été plus que vite fait, tant l'odeur m'a été insupportable. Le coeur accroché à la gorge tant qu'on était entre les murs de la maison.
Il m'a proposé de boire un apéro, je lui ai proposé de le boire sur la terrasse. Il devait faire 3 ou 4 degrés.
Je te savais fin mais pas aussi cruel. De là à envoyer balader, d'un reniflement, tous mes rêves de jeune fille, de déjeuner avec belle-maman et de Noël avec tous ses petits cousins à la maison, non ça je ne t'en pensais pas capable.
Si tu n'étais pas collé au milieu de mon visage, je t'aurais taillé un short sans l'ombre d'une hésitation.
Kmille en mode saleté-de-tarin
17 décembre 2007
15 et 16 et 17 décembre : 15, 16 et 17ème fenêtre
Samedi 15 : 15 ème fenêtre
Il était trop éperduement amoureux et n'avait pas grand chose pour lui, sauf le fait d'avoir un grand frère.
Dimanche 16 : 16 ème fenêtre :
Il était contrairement à son frère trop éperduement pas amoureux, et n'avait pas grand chose pour lui, sauf le fait d'avoir deux petits frères
Lundi 17 : 17 ème fenêtre :
Il n'était ni trop, ni pas assez éperduement amoureux, et avait tout pour lui, sauf le fait d'avoir deux grands frères, qui lui ont dit de choisir entre eux et moi.
Il a choisi eux, c'est pas grave derrière il y avait que des soeurs.
Kmille, en mode très-famille
14 décembre 2007
14 décembre : 14 ème fenetre
Tu m’as tellement pas marquée que j’ai beau chercher depuis ce matin, je ne me souviens ni de ton prénom, ni de ton visage, ni de ta voix, ni de l’endroit où on s’est rencontrés, ni même d’un mot qu’on se serait échangé ou pas.
A cause de toi et de ton manque d’intérêt peu commun, il est 16h26 et j’ai toujours pas posté de billet.
Kmille en mode-enfoiré-va
