Café de filles

Prenez un café (ou un verre de rouge). Une copine (ou plus). Un paquet de cigarettes (ou des nicorettes). Mélangez. Ecoutez… C’est fou ce qu’on peut se dire comme choses intelligentes ou moins, entre gonz', autour d’un café...

07 juillet 2008

Billet de mes couilles

L’autre jour, La Rouquine, qui s’y connaît en la matière, m’a fait remarquer que j’utilisais beaucoup le mot couille. A bon escient, attention. Il m’arrive rarement au resto de dire « Bonsoir, vous avez de la place pour dîner en terrasse. Couille ».
Rarement aussi dans le cadre de mon travail de dire à mes employeurs : « oui pas de problème pour vous rendre couille l’article pour lundi couille. Par contre il faudra que vous me fassiez couille les retours couille rapidement. Couille. »

En fait c’est pas ma faute si je dis souvent couille. C’est la faute à la langue française, que je maîtrise particulièrement bien il faut le dire, et qui a eu la drôle d’idée d’utiliser cette partie de l’anatomie pourtant anodine à première vue dans grand nombre d’expressions.

Démonstration.

Quand il y a un problème, il y a une couille. Va savoir pourquoi. Pourquoi il y a pas plutôt un intestin grêle. Parce que c’est long à dire peut-être. Mais il pourrait y avoir un bras.
-Tu viens toujours demain ?
- Non j’ai un bras.

C’est quand même vachement plus élégant.

Dans la même rubrique, « il y a une couille dans le potage ». Pourquoi couille et pourquoi potage. Hein ? Pourquoi ? Pourquoi pas plutôt un cheveu dans la soupe, ce qui est quand même vachement plus probable et vachement plus dégueu de se coincer un cheveu dans les dents en buvant de la soupe. Vous me direz, ça doit pas être folichon non plus de croquer dans une couille en buvant du potage.

Quand quelqu’un(e) a été courageux(se), on dit qu’il(elle) a eu des couilles. Ce qui voudrait dire que les hommes pas courageux n’ont pas de couilles. Et que les femmes, courageuses ou pas, sont des couilles molles. Tiens les revoilà elles.
En fait, les femmes ne sont pas tout à fait laissées pour compte puisque, courageuses, on dira d’elles qu’elles ont les couilles au cul. Il faut quand même que dans l’affaire il y ait un homme pas trop loin derrière.

Quand on a froid, on se pèle quoi ? Les couilles bien sûr. Alors que c’est qand même une des parties du corps les plus à l’abri du froid, à macérer dans un slip kangourou. Moi je me pèle plus souvent les ovaires que les couilles personnellement, mais après tout chacun son truc.

Et quand on s’en fout, qu’est-ce qu’on s’en bat ? Les couilles bien sur. Avec une pelle à tarte aussi. Ce qui, vous en conviendrez, arrive régulièrement à l’énoncé d’une discussion à laquelle on accorde peu d’intérêt. On se lève, on va chercher une pelle à tarte, et on se tape violemment les parties génitales d’un geste latéral gauche-droite, droite-gauche. A supposer qu’on en ait bien sur. Sinon on est foutues. Quoique, il nous restera toujours la possibilité de s’en tamponner le coquillard. Solution qui, contrairement à l’idée reçue (la mienne en tout cas), n’a strictement rien à voir à une quelconque coquille supposée protéger quelconque couille, mais à une coutume militaire consistant à redorer une statue de je sais plus quoi si j’ai bien compris.

Et si une situation tourne au vinaigre, on dira d’elle qu’elle part en couille. Jamais qu’elle part en utérus, en petites lèvres ou en trompe de (efpèfe de) Fallope. Une hypothèse bien masculine sûrement. Si on veut être poli, on pourra toujours dire qu’elle part en sucette. Mais on notera que dans tous les cas, elles ne sont jamais bien loin.

Kmille, en mode comment-tripler-ses-provenances-google-en-une-leçon. Couille.

Posté par Kmille80 à 16:30 - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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