Café de filles

Prenez un café (ou un verre de rouge). Une copine (ou plus). Un paquet de cigarettes (ou des nicorettes). Mélangez. Ecoutez… C’est fou ce qu’on peut se dire comme choses intelligentes ou moins, entre gonz', autour d’un café...

11 mai 2008

Hier j’ai eu mon papa au téléphone.

Il était triste.

Il m’a dit :

« Je suis perdu. Je crois que je regrette. »

Depuis le début, je lui avais dit pourtant, qu’il pourrait pas vivre sans elle.

« J’avais bien réfléchi pourtant, ne va pas croire que c’était une décision facile. Mais les mauvais moments prenaient trop de place. Je ne voyais plus que les contraintes. Me séparer d’elle, c’était la seule issue que je voyais. »

C’est un peu facile papa. De prendre un engagement et de baisser les bras quand on se rend compte que c’est pas si facile.

« Tu ne vis pas à la maison, tu ne sais pas l’ambiance que ça créait. Je t’assure que ça devenait vraiment pesant. »

Moi ce que je sais, c’est que la maison sans elle, c’est plus vraiment la maison.

« Je sais ma puce, c’est aussi ça qui me perturbe. Quand je pense à vos relations, je me dis que j’ai pas le droit de tout bousculer comme ça... »

En même temps, ça n’a pas à rentrer en compte. C’est ton problème, et ça ne concerne que vous. Quelle que soit ta décision, je ne te la reprocherai pas. Ce qui compte, c’est que tu sois bien, et que elle aussi.

« Justement, j’avais le sentiment qu’elle s’ennuyait avec moi. Je ne lui consacrais pas assez de temps. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’elle serait plus heureuse avec quelqu’un d’autre.
Aujourd’hui, si j’étais sûr que je lui manquais, je n’hésiterai pas une seconde de plus à aller la chercher. »

C’est pas ça la question papa. Demande toi d’abord si elle te manque à toi.

« Ce matin en me réveillant, j’ai senti son manque dans mon bide. J’aurais tout donné pour qu’elle soit là. Je repensais à ses expressions, à nos bons moments, et je ne supportais plus l’idée qu’elle soit ailleurs qu’avec moi. »

Il y a deux semaines, mon père a donné notre chien. Je crois qu’il regrette.

Kmille, en mode reviens-chien-chien

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09 mai 2008

J’ai vraiment trop la musique dans la peau

Je sais pas vous mais moi quand j’écoute de la musique à fond, j’ai l’impression d’être dans le clip.

Si c’est une chanson triste, je prends un air de circonstance et je suis persuadée que les gens me regardent en se demandant quel mystère cache cet air grave et mélancolique. Après, il suffit que j’ai deux mèches qui s’envolent pour avoir l’impression que je marche au ralenti.
Alors je m’assois dans le métro, je croise négligemment les jambes, et je regarde la vitre en mettant mes yeux dans le vide, comme ça. Dommage que vous voyiez pas, franchement j’ai l’air trop mélancolique.
Je fais semblant d’être triste, mais je le fais pas exprès, puis quand je suis arrivée, je me lève, au dernier moment, comme si je sortait brusquement de mes rêveries, je descends, sans un regard en arrière, et je me dis que les gens me regardent partir en se disant quel mal a bien pu frapper cette jeune femme que rien ne semble disposer à souffrir.

Si c’est un bon vieux rock bien violent, là je me mets en mode rebelle. Plus rien ne me fait peur, et je te jure tu me remarches sur les pieds une fois comme ça, je te jette sur le quai avec ta grand-mère et ton chat. Ouais même toi, là, le grand noir baraqué, je te prends, je te retourne et je te fume. Euh non pas toi finalement, mais ton petit frère de 12 ans oui. Et puis je vais acheter un pack de bière pour aller les boire sur la pelouse avec des potes.

Ca va même plus loin en fait, et c’est bien ça qui me perturbe. J’ai tellement le rythme dans la peau que ça me fait des trucs bizarres au niveau de la respiration. Un morceau d’Arctic Monkeys par exemple, ça me coupe le souffle. Au début je croyais que c’était parce que c’était vraiment trop bon. Mais en fait c’est pas ça, ou pas que. Le vrai souci, c’est que je respire au rythme de la musique. Et va-t-en respirer sur un morceau d’Arctic Monkeys.

J’ai dû avoir un aïeul groover. C’est pas possible autrement, j’ai trop la musique dans la peau. J’avais une arrière grand-mère super balaise en orgue, c’est peut être de là que ça me vient, tiens.

Kmille, en mode et-quand-je-marche-c’est-toujours-dans-le-rythme-alors-c’est-chiant-quand
-je-suis-sur-shuffle

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07 mai 2008

L’amour, c’est fort, mais pas plus que nous

Il a bon dos l’amour. Un peu comme l’alcool. Quand on fait une connerie, on se dit aveuglés par l’amour. Ou saoulés par l’alcool.

L’alcool, ça excuse tout. On était imbibés, on n’avait pas les idées claires, il paraît qu’on est cons quand on est bourrés, et ça arrange tout le monde de le croire.

Du coup, on fait pareil avec l’amour. Sauf que là je n’y crois plus du tout.

Je crois à l’amour, au truc magique, aux hormones qui s’emballent, aux odeurs qui attirent, aux corps qui s’emmêlent, aux papillons qui papillonnent, au coup de foudre qui vous tombe dessus, à la complicité qui rend heureux, aux souvenirs qui se construisent, aux disputes qui rapprochent, aux réconciliations sur l’oreiller, et à l’amour qui dure toute la vie.

Pour tout vous dire, je crois même très fort au mariage. C’est vous dire si je suis romantique. Ou complètement naïve.

Mais s’il y a bien un truc auquel je ne crois pas, c’est qu’on ne peut rien contre l’amour. J’aime pas le présenter comme une fatalité. D’abord parce que c’est trop facile, ensuite parce que c’est pas vrai, et enfin parce que c’est triste.

J’entends souvent des gens, à la télé, à la radio, ou dans mon entourage, raconter l’histoire improbable de leur couple improbable, et caser dans la discussion que « l’amour quand ça nous tombe dessus, ça ne sert à rien de lutter. »

C’est ce que vont dire par exemple les jeunes filles de 20 ans qui sortent avec des hommes de 60, ou les femmes de 60 ans qui sortent avec des mecs de 20. C’est ce que vont dire aussi les filles qui sont tombées amoureuses du meilleur ami de leur mec, ou les mecs qui trompent pendant 15 ans leur femme avec la maîtresse de leur môme.

Pas que j’ai une dent contre tous ceux-là, parce que très franchement je m’en tamponne le coquillard des femmes de 20 ans avec des hommes de 60 et réciproquement, des filles avec l’ex meilleur pote de leur ex, et des hommes qui trompent leur femme avec la maîtresse de leur môme, tant que je ne suis ni la femme, ni la maîtresse, ni la môme.

C’est l’excuse qui m’énerve. L’alibi de « on ne peut pas lutter contre l’amour ». Que la situation soit critiquable ou pas, qu’on y adhère ou pas, qu’on y croit ou pas, ça ne change rien : l’amour ne peut pas tout, et tout est question de choix, et de travail.

Choix de construire ou pas, et travail qui consiste à s’en donner les moyens.

C’est pas très glamour comme ça, je vous l’accorde, mais en fait c’est plus beau que ça en a l’air.

Parce que dire que l’amour n’est pas tout-puissant, ça veut dire qu’on a toujours le choix.

Si on n’avait vraiment pas le choix, si l’amour nous tombait dessus sans qu’on puisse lutter, un frère pourrait tomber amoureux de sa sœur, il y aurait beaucoup plus d’élèves amoureuses de leur prof de fac, il y aurait des hommes qui tomberaient amoureux des copines de leur fille, des femmes qui tomberaient amoureuses du père de leur mari, et des pères de mari qui tomberaient amoureux de jeunes élèves de fac. Bref, ça serait un vrai bordel.

Sans parler du fait que si l’amour pouvait nous tomber dessus comme ça, il pourrait aussi repartir aussi vite qu’il est venu. Et toutes les ruptures se résumeraient à « je ne t’aime plus ».

Remarquez, ça serait plus simple. Quand on s’aimerait, ça irait bien, quand on s’aimerait plus, on se quitterait. Et c’est tout.

Par contre ce qui serait chiant, c’est que l’amour pourrait partir pour l’un, mais pas pour l’autre. Et partant du postulat qu’on ne peut rien contre l’amour, peut être que « le quitté » continuerait d’être amoureux toute sa vie.

Un chagrin d’amour qui dure toute la vie ça doit être bien fatigant.

Et ça n’a pas dû exister beaucoup.

Si vous croyez au pouvoir infini et surnaturel de l’amour, comment vous expliquez qu’on arrive à se remettre d’une rupture, et à se faire une raison ?

Définitivement, le fait que l’amour ça soit pas vraiment magique, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Kmille, en mode pas-aveuglée-par-l’amour

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05 mai 2008

J'ai jamais aimé les week-end entre potes

Bien que j’ai l’air d’une fille super à l’aise, incroyablement bien dans ses baskets, étonnamment épanouie, et ô combien rayonnante, je fais un tout petit blocage avec certains aspects de la vie sociale.

Petits blocages de rien du tout qui m’amènent par exemple à développer une douleur abdominale casi insupportable durant les trois jours précédant une soirée où je connais personne et que c’est sur je vais avoir l’air trop con.

Petits blocages de rien du tout qui m’amènent également  à décliner systématiquement toute invitation s’apparentant de près ou de loin à un week-end.

Alors autant vous dire que les week-end prolongés entre potes, ça m’a jamais fait beaucoup fantasmer.
Et que pour en accepter un, il faut vraiment que je sois pompette ou pleine de bonnes résolutions.

Ce soir-là j’étais pompette. Soirée Nouvelle Star oblige, on avait bien picolé. On a commencé à parler mai, week-end prolongés et premiers rayons de soleil. Ma pote Elo a laché, comme ça, au détour d’une conversation : « je fête mon anniversaire à Oléron le w-e du 1er, on sera une quinzaine de potes, tu es la bienvenue. »

« Ah oui tiens avec plaisir, je vais me renseigner pour les billets ».

C’était de moi ça.

Je ne sais pas ce qui m’a pris.

Toujours est-il que le lendemain j’étais en train de me renseigner pour mon billet. Et que manque de chance, il restait des places.

J’avais calculé. De mercredi à dimanche ça faisait 4 dodos... 4 petits-déjeuners. 4 déjeuners. 4 dîners.

Putain… 4 petits déjeuners ! 4 petits déjeuners la gueule enfarinée et l’haleine douteuse, à être obligée de coller la bise à tout ce petit monde. 4 petits-déjeuners à devoir parler. Et peut-être même un peu sourire.

4 déjeuners. 4 déjeuners à préparer, avec grandes salades à éplucher et barbecue à allumer. Les salades et le barbec ça me bloque, ça fait trop week-end entre potes.

4 dîners. Où bien sûr tu n’es toujours pas allée à la selle. C’est pas faute d’avoir eu envie, surtout après le café du matin. Mais soit il y avait du monde et tu ne pouvais pas entrer. Soit il n’y avait personne ce qui laissait présager que bientôt il y aurait quelqu’un qui aura la même idée que toi et que par conséquent tu ne pourras plus sortir.
Bref, c’est l’heure du dîner et t’as le bide en vrac. Pas de chance parce que ce soir aussi c’est barbecue.

Allez courage, plus que 3 dodos.

Et tout ça c’est sans parler des après-midi à se déplacer en meutes pour faire une grande ballade, et qui te dit que MOI maintenant j’ai envie de faire une grande ballade, il y a quand même peu de chances pour que les 15 aient les mêmes désirs alors je vois pas pourquoi on part tous ensemble en week-end ;

Et c’est sans parler aussi des gens qu’il y aura. Et de ce qu’ils vont penser de moi. Et comment je suis censée faire, moi, pour passer pour une nana sympa, face à 15 personnes qui n’ont pas les mêmes critères de la nana sympa ? Et imagine s’ils sont tous cons. Et imagine ils me parlent pas. Et je passe toute la journée toute seule.

Et on m’oublie en partant à la plage. On voit pas que je suis pas là et on m’enferme dans la maison. Pendant que je suis à la selle.

Puis les trajets en voiture. J’aime pas parler en voiture ça me donne envie de vomir. Je vais pas leur dire, quand même, je les connais pas : « Bonjour, je m’appelle Camille, et j’aime pas parler en voiture ça me donne envie de vomir. »

Je crois qu’il y a que les cons qui changent pas d’avis. J’espère au moins, parce que là, ce week-end, je serai bien restée 4 ou 5 dodos de plus.

4 ou 5 petits-déjeuners aussi. Sans embrassades ni effusion, parce qu’en fait les gens sont comme moi et ne raffolent pas de se prendre dans les bras au réveil. Même pas obligée de sourire. Sourire automatique et sans forcer. Parce qu’il fait beau, qu’il fait chaud, qu’hier on a pris des couleurs, que le quatre quart avec du nutella c’est bon, et que je suis entre Elo et Cha, mes deux copines d’école, et que c’est dingue comme la vie est bien faite, si j’avais pas fait cette école de merde je ne les aurais jamais connues.

4 ou 5 déjeuners. Eplucher les salades c’est pas si chant en fait. Et les barbecues, c’est quand même vachement bon. Et l’ambiance salade-barbecue finalement je dis oui. Midi et soir même.

Parlons-en du soir. Aller à la selle c’est pas si difficile en fait. Enfin, ça dépend pour qui il paraît. Moi, ça a été, merci. Puis les déplacements en meute, c’est pas si terrible finalement. Chacun fait comme il le sent, et c’est ça qui est bon. Et si les 15 ont pas les mêmes désirs ils ont qu’à pas faire tous la même chose. Et s’ils se forcent un peu, ils verront qu’ils ont bien fait.

Et que d’aller bronzer sur la plage à faire des mots croisés, même en meute, il y a pire en fait.

Surtout quand la meute est comme elle était. Faite de gens différents mais avec en commun le fait d’être sympas. Et d’avoir aussi en commun certains centres d’intérêts, comme la picole, la bouffe, l’apéro, les cakes au thon et la picole. Et les mots fléchés.

Puis les trajets en voiture c’est pas la peine de prévenir en fait. Les gens s’aperçoivent vite que tu as sombré dans un sommeil profond qui ne t’a pas lâché jusqu’à l ‘arrivée. Si bien qu’on a beau te dire que t’es sur une île, t’as vraiment pas souvenir d’avoir traversé un pont.

Si bien que tu te rends compte à la fin du week-end que t’as oublié de te demander comment il fallait que tu sois. Et tu te dis que finalement c’est bon signe et que ta psy mérite bien tout le flouze que tu lui donnes parce que de plus en plus souvent, tu te surprends à plus te poser de questions et à être bien tout simplement, sans chercher à plaire.

A moins que ça soit grâce à la meute, qui aurait su te mettre à l’aise. Ou grâce à ton hôte qui ne se contente pas d’être juste canon et brillante, mais qui s’avère aussi être accueillante et attentive, même si elle aurait toutes les raisons du monde de ne penser qu’à elle, de temps en temps, et en ce moment.

Je préfère penser que c’est la psy parce que le prix qu’elle me coûte hebdomadairement, c’est quand même celui de deux  week end entre potes par semaine.

Kmille, en mode et-en-plus-j’avais-un-super-surnom. (C’est lié à mes lunettes de soleil, si vous trouvez pas vous êtes vraiment des buses) 

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30 avril 2008

Et sinon tu fais quoi dans la vie ?

Elle m'a toujours fait un peu marrer cette phrase. Elle intervient en général peu de temps après la rencontre. Au mieux, après quelques "pouet-pouet-ries" d'usage en guise de première approche, au pire sans.

C'est pas vraiment une question con, dans la mesure où la réponse est variable.

Son problème à cette phrase, c'est que c'est une question brise-glace, et que tout le monde le sait.

Celui qui la pose, celui qui y répond, tout le monde sait bien que ça serait un peu comme de dire : "salut, je suis gentil et je m'intéresse aux autres, alors je m'en vais de ce pas briser la glace de l'inconnu entre nous en te demandant ce que tu fais dans la vie, parce que je ne vois pas ce que je pourrai te demander d'autre, là, tout de suite, maintenant. Je compte sur toi pour avoir l'amabilité de me répondre. Promis, je prendrai alors un air intéressé et j'attendrai que tu ais fini pour que te répondre à mon tour."

Sauf que tout ça c'est long à dire, alors du coup on fait l'impasse dessus en disant juste "et sinon tu fais quoi dans la vie", mais l'idée est là, quand même.

Il y a un jour un mec qui a dû décréter que ça serait celle-là la question. Lui, déjà, il a pas du penser aux chômeurs.

- Tu fais quoi dans la vie ?
- Bah rien pour l'instant. Et toi ?
- Rien non plus.
- Ah d'accord...
- ...
- ... Vous revoulez un peu de vin ?...

Depuis quand on définit un être par la façon dont il gagne son pain ? Parce qu'il y a d'autres façons de cerner les gens quand même. Et bien plus efficaces.

Pourquoi c'est ça qui a été décrété, et pas "bonjour, si tu étais un animal, lequel serais-tu ?"

Je sais pas moi, si je demande à quelqu'un que je rencontre dans quel animal il se reconnaît ça m'en dit plus sur le bonhomme que s'il m'explique qu'il est conseiller en gestion de patrimoines ou ingénieur informaticien.

Il paraît qu'aux Etats-Unis, les conventions sont pas les mêmes à ce niveau-là. Il paraitrait même que là-bas, si vous vous retrouvez bêtement à table avec un inconnu parce que votre pote en commun est allé aux toilettes le bougre, celui qui est face à vous pourrait vous demander pour rompre le silence pesant que vous avez laissé s'installer : "Et sinon, quel est le jour férié que tu préfères ?". Ou "Quel est le membre de ta famille avec qui tu t'entends le moins bien ?". Je vous jure c'est vrai. Déjà que les ricains ils me faisaient peur. Là faut quand même pas pousser mémé dans les orties.

J'ai pas trouvé la parade. Du coup je la pose souvent cette question. Et souvent deux fois à la même personne. En fait c'est ça le vrai problème. C'est qu'une fois sur deux, dix minutes après, tu t'en souviens pas de la réponse. Et que l'autre fois sur deux, t'as rien compris.

Mais comme la conversation ne peut pas décemment s'achever sur un minable :
"Tu fais quoi dans la vie ?"
"Je conçois des process book à destination des N+1 et du knowledge management"
"Ah ok."

... t'es obligée de relever. Tu te débrouilles, mais tu relèves. De façon plus ou moins intelligente, mais tu relèves. Et de toute façon, c'est l'intention qui compte.

En général, les gens dans ces cas-là ils arrivent à trouver plein de points communs. Par exemple si t'expliques que tu travailles dans le contrôle de respect des normes de sécurité des produits pharmaceutiques à Paris", celui à qui tu parles il va te dire : "Aaaaah mais excellent j'ai une tante qui est pharmacienne à Toulon. Tu la connais peut être ?" Un peu que je la connais surement, puis peut être aussi son frère qui est vétérinaire parce que dans le milieu paramédical c'est un peu comme dans le showbiz tout le monde se connaît !

Et si par malheur il trouve pas de point commun, il va se dépatouiller comme il peut.
Ca peut donner :
- Je travaille dans la gestion du personnel pour une entreprise de construction."
Et merde, putain, je connais pas de gestionnaire, je connais pas de personnel... - "Ah d'accord ! C'est marrant ça ! Et c'est ton entreprise qui a constuit le bâtiment dans lequel tu bosses ? Ou alors vous loué les locaux ? Et vous avez une cantine ? Ah c'est sympa les cantines."

Mais pour celui qui répond, faut pas croire, c'est pas facile non plus. J'ai toujours eu du mal à répondre à la question.

Du coup à chaque fois qu'on me demande "qu'est ce que tu fais dans la vie ?", je réponds "beaucoup d'erreurs". Ce qui n'est pas faux non plus.

Et quand les gens restent malgré tout, et qu'ils réitèrent, j'ai du mal.

Quand j'étais à la fac, je bossais dans un magasin de fringues pour femmes rondes très grosses. Je sais pas pourquoi je commençais toujours par dire ça avant de dire qu'en plus je faisais des études de droit. Alors qu'en théorie c'était plutôt l'inverse.

Quand j'étais en école de communication, j'aimais pas dire que "j'étais dans la com". Peut être que j'assumais pas.

Quand j'ai commencé à bosser, j'arrivais toujours pas à répondre. Pour la raison inverse cette fois. Parce que j'étais tellement heureuse que ça en aurait presque été indécent de dire "je suis journaliste". Et je trouvais que ça faisait péteuse. Surtout quand je poursuivais en disant "dans la presse féminine".
Du coup je disais "je rédige des articles et après je les vends à des employeurs afin qu'ils me rétribuent une somme d'argent qui me permet de me nourrir et de payer mon humble logement."

Mais c'était en plus compliqué que ça. Jusqu'au jour où ma soeur m'a dit qu'on comprenait rien, et qu'être journaliste c'était pas une maladie, et que ça serait quand même vachement plus simple si je le disais comme tel. Maintenant je le dis.

En fait, je suis en train de tourner autour du pot. Parce que tout ça c'est pour vous dire autre chose. Pour vous dire qu'à partir de il y a 15 jours environ, j'adore quand on me demande ce que je fais dans la vie.

Parce que depuis il y a 15 jours, je ne dis plus : "je suis journaliste".

Depuis il y a 15 jours, je dis : "je suis journaliste et auteur".

Et ça, ça pète. Pour ne pas dire que ça déchire sa race.

Et en plus c'est vrai.

Vous l'aurez compris, ou alors il est grand temps que vous partiez en w-e, il y a 15 jours j'ai signé mon premier contrat avec une maison d'édition. Pour écrire un livre. (oui parce que si c'était pour faire le café je dirai pas que je suis auteur).

Oui, rien que ça. Et depuis 15 jours, je me la pète. Mais surtout je suis hyper contente.

C'est pas un roman hein, on va pas s'enflammer. Oui mais quand même. J'en rêvais, et j'y suis. C'est un guide pratique, mais du genre marrant, et j'ai le droit d'y glisser autant de blagounettes que je veux.

Ca parle d'amour (entre autre) alors moi j'aime.

Je vous en dis pas plus, pour que vous soyez tellement assoiffés de doutes que vous en achetiez plein quand il va sortir. Vous avez encore le temps, hein, en mettant un peu de sous de côté jusqu'à la sortie vous pourrez même en acheter 200 chacun.

Mais comme je suis pas cruelle et pas peu fière, je vous montre quand même les premiers titres de la collection, auquel mon mien appartiendra.

l_Etudiante_08_Beaut_c3_a9_5x7        l_Etudiante_08_coloc_5x7         l_Etudiante_08_Nutrition_5x7           l_Etudiante_08_Psy_5x7             l_Etudiante_08_Sexualit_c3_a9_5x7


Ah oui et je sais plus si je vous l'ai dit, mais sinon dans la vie, je suis journaliste et auteur.

Maintenant que j'ai une vie de dingue, je pars en w-e prolongé aussi. Je décolle ce soir pour l'île d'Oléron, et je ne reviens que dimanche.

Je vous embrasse les amis

Kmille, en mode I'm-Happy

Edit de quelques minutes après : suite au commentaire d'Elizzz, sachez que pour plus d'infos, rendez-vous sur www.letudiante.fr. Vous pourrez même peut être gagner un livre et garder ainsi vos sous pour le mien.

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28 avril 2008

On a tous un boulet qui sommeille (ou pas) en nous

Vous le savez, j’aime pas les gens qui font des fautes de français.

Mais il y a un truc qui est encore pire que les fautes, c'est les questions cons. Le plus pire c'est qu'on les dit tous. Par réflexe ou pas politesse, mais c'est toujours très con.

Les questions du genre…

En croisant en boîte un pote (qui dorénavant n’en sera plus un)
Lui : Tiens qu’est-ce que tu fais là ?
Moi : Bah comme toi tu vois je viens faire une partie d’échecs.

Lors de retrouvailles impromptues
Lui : Qu’est-ce que tu racontes ?
Moi : Ecoute je sais pas ! La belle au bois dormant ? Ou le petit prince si tu préfères, mais je te préviens c’est plus long.

Le jour où vous avez décroché votre bac
Eux : Alors, t’es contente ?
Vous : Oh non ça me fait chier mais t’as pas idée. Je vais essayer de me renseigner pour savoir si je peux le repasser et le rater

Ou récemment, face à ma sœur en pleine rage de dents
Ma sœur : J’arriverai pas à avoir un rendez-vous avant un moment. Je vais demander à la mère de Cécile si elle peut pas me prendre en urgence.
Moi : elle est dentiste ?
Ma (pute de) sœur : non non, elle bosse dans l’immobilier.

Kmille, en mode comme-quoi-vous-voyez,-ça-arrive-aux-meilleurs.

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25 avril 2008

Oui mais moi c'est plus pire

J’aime pas les hiérarchies dans la souffrance.
Les gens (dont je fais certainement partie) ont tendance à croire que pour eux c’est pire. Ou à vouloir faire croire que, aussi.

Je me souviens quand j’étais  en primaire, il y avait une fillette de 12 ans qui était décédée dans la ville dans laquelle j’habitais.

Pendant des mois, ça a été à celui ou celle qui aurait le plus de peine. Sachant que la plupart des gens ne la connaissaient pas, bien entendu.

Pour moi c’est horrible parce que la fille de la sœur du père de mon ancien voisin c’était sa meilleure copine. (Comprenez elles avaient joué ensemble, une fois, en 1988 à peu près)

Ouais mais pour moi c’est pire parce que trois jours avant qu’elle meurt je l’avais aperçue chez le fleuriste.

Franchement je crois que le summum du pire, c’est moi, parce qu’on a le même prénom.

J’ai du mal à comprendre cette manie de vouloir s’approprier les souffrances, cette façon de vouloir gagner à tout prix dans cette « battle » du plus offrant.

Je me dit que c’est peut-être une façon de justifier une souffrance réelle mais pas ressentie comme légitime. Se trouver des liens, des circonstances aggravantes, c’est peut–être une façon de dire : je suis triste et regardez, j’ai des raisons de l’être.

Sauf que pour être triste de la mort d’une petite fille de 12 ans, il y a pas besoin de raisons. C’est triste tout seul.

Sans aucune commune mesure, je me souviens de mon tout premier chagrin d’amour : je pleurais du matin au soir et j’avais l’impression de crever de l’intérieur. Quelques mois avant, une de mes cousines s’était faite quitter par son copain et elle était malheureuse. Un jour, je la vois et je lui explique tout.

Elle me demande combien de temps on est restés ensemble. Je lui réponds 3 mois. Elle me dit :
« Dis toi que toi c’est rien à côté de moi, puisque nous on est restés un an ensemble. »

Sauf que toi t’es pas moi, que lui c’était pas lui et que par conséquent vous c’était pas nous.

Il y a des gens qui se séparent à 20 ans et mettent 5 ans à se relever. D’autres qui se séparent à 50, après 30 ans de vie commune, et qui refont leur vie au bout d’un an.

Il y pas de plus pire et pas de moins pire. Il y a pas de circonstances aggravantes ni de circonstances atténuantes dans la douleur et le chagrin.

On console pas un ami en dépression en lui disant qu’on a plus de raison d’être triste parce qu’on a perdu deux proches. Si je me prends le petit doigt de pied dans un meuble, j’aurais pas moins mal en pensant aux enfants qui meurent de faim. Et les enfants qui meurent de faim, ils auront pas moins faim en se disant qu’il y a des gens qui perdent deux de leurs proches.

Kmille, en mode tu-préfères-faire-une-dépression, perdre-deux-de-tes-proches-ou-mourir-de-faim ?

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24 avril 2008

Compte-rendu

Je me demande souvent comment sont les gens qui lisent ce blog.

Maintenant je sais, un peu. Vous êtes des grosses cochonnes et des affamés vraiment des petits filous.

Mardi, c’était la première fois que je proposais quelque chose d’obscène sur ce blog.

5 doigts dans le cul par commentaires, pour ceux qui auraient pas suivi.

Résultat : 34 commentaires.

34 commentaires, ça fait 170 doigts dans le cul. Je risque d’avoir besoin d’un peu de renfort.

Non, 155 en fait. Parce que j’ai moi même mis trois commentaires. Et il est pas question que je tente la moindre expérience à ce niveau-là. Surtout que si je suis bonne joueuse, il m'en faudrait 15.

Parmi cette ruée encore jamais vue, dans laquelle se sont mêlés indifféremment hommes, femmes et chiens, jeunes et moins jeunes, dans cette orgie de cochonssetés dont vous avez fait preuve, cinq individus ont su tirer leur épingle du jeu.

Et s’en tirer avec 10 doigts chacun, parce que deux commentaires. Deux mains quoi, comme faisait très justement remarquer l’ami BaskBondissan.

Oui parce que si c’est des doigts de personnes différentes à chaque fois, ça va finir pas être compliqué logistiquement parlant.

Bref, roulement de tambours, voici le nom des heureux élus.

La Rouquine, David, Geff, Un Homme, Pierre et Ovary.

Ovary je la mets en dernière. Parce que la pauvre je crois bien qu'elle l'a pas fait exprès. Ca t'apprendra à réactualiser ta page après avoir laissé un commentaire.

Et puis La Rouquine en première parce qu'elle en a vu d'autres. Et que comme ça elle pourra ouvrir le bal.

Parmi eux, un seul se fait pipi dessus de joie à l’heure qu’il est, saurez-vous le reconnaître ? Un indice : il aurait posté 93 commentaires s’il avait eu le temps. Oui, 93x5 ça fait du monde, mais puisque je vous le dis, il aurait été content.

Pour conclure cet épisode et fermer cette parenthèse, je souhaite remercier de tout cœur maman, Catherine, Bertille, Fanny, et toutes les autres personnes de mon entourage très proche qui ont eu la décence de ne pas commenter ce jour là, parce que je vous aime beaucoup, oui, mais quand même. You are for ever in my heart (and i don’t want to have my finger in your.. enfin bref.)

Toute petite entorse à la règle, la participation de Benjamin est exceptionnellement annulée.

Kmille, en mode demain-retour-à-un-peu-de-philanthropie.

ps : billet rédigé mercredi à 17h40, si dans la nuit de mercredi à jeudi d'autres ont doublé leurs commentaires,  sachez que vous êtes  bénis, et que vous êtes pas passés loin.

Posté par Kmille80 à 09:10 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2008

La guerre des commentaires

Paraitrait que Skyblog fait désormais partie des 10 premiers sites mondiaux. J’ai pas réussi à retrouver l’info, les derniers chiffres que j’ai trouvé datent de janvier 2008, et Skyblog était 18ème.

Voilà, c’est tout pour la minute culturelle. Faut quand même pas charrier, manquerait plus que ça devienne un blog intéressant.

Revenons à des choses bassement triviales.

Dans mon entourage, il y a très peu de gens qui ont des skyblogs. A ma connaissance, il y a même que ma sœur et ma filleule.

Ma sœur, 17 ans et demi, belle et rebelle plutôt que moche et remoche (putain faut que j’arrête d’aller sur des skyblogs je vais mal finir). Un énorme talent pour la photo. Et la drôle d’idée d’aller les mettre sur un skyblog.

Ma filleule, 13 ans et demi. Belle mais pas trop rebelle. Adolescente oui. Mais pas l’adolescente con, attention. Et 238 commentaires à son dernier billet.

Mériterait que je la prive d’anniversaire et de Noël jusqu’à sa majorité tiens.

D’autant qu’elle ne manque pas de me le rappeler à chaque fois la crapule.
- « Alors, t’as combien de com’ à ton dernier article ? »
- « Bah euh.. Je sais pas… 20... à 10 près c’est pas vraiment mentir. C’est juste un peu approximatif.
- Moi 238. T’étais fatiguée quand tu l’as écrit le dernier billet non ?

Je vais t’en mettre une tu vas faire deux tours dans ton slip sans toucher les bords, tu vas voir si je suis fatiguée.

Du coup je suis allée enquêter.

Et j’ai été un peu surprise.

Je savais pas, mais sur les skyblogs c’est la pêche aux commentaires.
En gros, les commentaires se réclament et se marchandent de blog en blog.

Ca donne, quand vous regardez dans les commentaires des billets, des trucs du genre (phrases authentiques certifiées) :

SALUT moi c'est C-H-O-U-P sa va ? Passe vite tout les coms sont rendu en quintuple donc 6 coms chez moi = 35 chez toi !!! (notez au passage que le jeune skyblogueur excelle en calcul et en orthographe)

Slt SAVA moi C’eSt ChuPPPy, un com chez moi et je t’en remets 5.

J’ai trouvé la solution, mais en mieux.

Salut moi c’est Kmille sa va ? Viens vite sur mon blog, un comm’ chez moi et je te mets 5 doigts dans le cul 

Kmille, en mode je-vous-laisse-j’ai-des-comm-à-lâcher

Posté par Kmille80 à 10:11 - Commentaires [44] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 avril 2008

Ah si j'étais un homme

Je serais pas capitaine d'un bateau bleeeeeu et blaaaanc. Par contre vendredi soir je me serais battue trois fois. Mais trois fois c'est "ah si j'étais un homme super pacifiste" hein. Autant vous dire que vendredi soir, mes nerfs ont été mis à rude épreuve.

Au lieu de ça, une fois j'ai ouvert ma gueule et ça a bien failli mal se terminer. Une fois j'ai été obligée de payer un escroc de taxi sans même monter dans son putain de taxi. Et la troisième fois  j'ai rien fait d'autre que maugréer et jeter un regard revolver à un videur qui aurait mérité que je le pousse dans l'escalier avant d'avoir éparpillé des débris de verre et des clous aiguisés. Et j'ai dépensé 30 euros dans sa boîte.  Heureusement que la soirée était finalement géniale parce que sinon à l'heure qu'il est je me laisserai pousser un phallus.

Et si j'étais un homme, je ne ferais pas partie des trous du cul de boîte.

Le trou du cul de boîte est facilement identifiable.

Il danse tout le temps. Or, je fais un blocage avec les hommes qui dansent. Malheureusement pour lui, paraitrait que je sois pas la seule. J'ai toujours préféré les piliers de bar. Sachez-le, les hommes, la danse chez vous, ça passe ou ça casse. Et le plus souvent ça casse. Les déhanchements maitrisés, les gestes qu'on sait calculés, ça vous casse un charme, ça vous casse un homme.

Le trou du cul de boîte a un regard pesant. Où qu'il soit, vous le sentez. Et vous avez beau savamment l'éviter, il est tellement partout que forcément, un moment où l'autre, vous le croisez. Ce qui donne de l'eau à son moulin de trou du cul, et évince dans son cerveau de poule toute possibilité de lâcher l'affaire une bonne fois pour toutes.

Oui, parce que le trou du cul de boite ne désespère jamais. Totalement dénué d'intuition et de bon sens, il comprend rarement qu'au bout de 2h30, si vous ne lui avez donné aucun signal, c'est pas par timidité ou pour faire monter la mayonnaise. C'est que vous vous en tamponnez le coquillard, tout simplement, et que si vous sentez 10 minutes encore son regard affamé, ça pourrait bien mal se terminer.

Le trou du cul de boite a une spécialité : poser des questions cons. Ou peut-être qu'elles paraissent cons parce qu'elles viennent de lui. Non en fait, je crois pas. Un mec qui vient te voir, te tapote l'épaule pour attirer l'attention, te demande de tendre l'oreille que tu tends donc mollement et sans conviction, et te demande : "Salut, tu sors souvent ?", c'est con, venant d'un trou du cul de boite ou pas. Il m'aurait demandé "salut, tu as déjà fait du lancer de javelot ?", ça aurait eu le même effet. Quoique le second aurait presque été drôle.

Le trou du cul de boite s'efforce de créer avec toi une certaine complicité. Complicité étant un grand mot puisqu'elle est évidemment unilatérale. Pour ce faire, il cherche d'abord à instaurer un contact. Si tu portes un chapeau Havana offert par une opération publicitaire, le trou du cul de boite va se mettre en tête de te le retirer et de le poser sur la sienne, de tête. Si tu fais semblant de n'avoir pas remarqué pour ne pas lui faire ce plaisir de rentrer dans son jeu, il te le repose sur la tête en te tapotant le dos.

Le trou du cul de boite est comme ça, et ce soir encore il repartira la queue entre les jambes.

Kmille, en mode-j'aime-pas-les-trous-du-cul-de-boite. Mais-alors-pas-du-tout.

Posté par Kmille80 à 13:19 - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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